SANOGO SOUNGALO: "Le Livre a besoin de promotion"

 





Journaliste écrivain, Sanogo Soungalo, auteur de plusieurs ouvrages, nous raconte dans cette interview, sa passion pour l’écriture.

Comment jugez-vous votre parcours, en tant que fils de Diawala ?

J’ai fait mon CP1 et CP2 à Diawala. Et pour moi c’est une fierté que d’avoir été meilleur journaliste de Côte d’Ivoire en 2022.  Ce qu’on souhaite le plus pendant notre courte vie sur terre, c’est d’être un jour un model pour les autres. Pas forcement sur le plan financier, et en cela je pense avoir réussi.

Pour vous la presse est-elle un secteur aisé pour nos jeunes frères qui veulent s’y essayer ?

Je ne le dirais pas ainsi. Si vous venez dans la presse, il vaudrait mieux que ce soit par passion. Il faut faire les choses par passion. Parce que les difficultés du secteur sont nombreuses. C’est un métier intéressant. Rien n’est aussi passionnant dans la vie qu’être journaliste. Mais en Côte d’Ivoire, le secteur a besoin de reformes. C’est la seule façon d’empêcher que les cerveaux quittent le milieu pour aller trouver un mieux être ailleurs. 

Que vous reste-t-il aujourd’hui à faire dans la presse, après votre sacre ?

Je continue d’apprendre. Je viens d’obtenir mon diplôme de JRI. L’environnement du journaliste n’est plus le même que lorsque j’ai commencé. Vous avez les réseaux sociaux qui ont pris de la place, l’Intelligence artificielle qui est là. Et la désinformation massive qui s’incruste.  Le journaliste dans tout ceci, doit être un homme de terrain. Peut-être plus aujourd’hui qu’avant.  Ce que ni l’IA ni les réseaux sociaux ne peuvent faire. 

Comment avez-vous jonglé entre votre nom de plume et votre nom à l’état civil ?

Mon nom de plume, c’est mon patron qui me l’a donné, quand j’ai débuté mon stage en journalisme. J’en ai fait bon usage. Lorsque j’ai publié mon premier livre, j’ai insisté pour que ce soit avec mon nom à l’état civil c’est-à-dire, Sanogo Soungalo. C’est le retour aux sources. Mais j’adore être les deux personnes. Raphaël Tanoh et Sanogo Soungalo.

Votre carrière d’écrivain est-elle une réussite pour vous, tout comme l’a été journalisme ?

Je ne me plaindrais pas. Mais je veux faire mieux.  Sur le plan commercial, c’est une profession qui se meurt, parce que les gens lisent de moins en moins. Ecrivez la meilleure histoire qui soit. S’il n’y a pas de véritable promotion autour, personne ne la lira. C’est un appel que je lance aux parents, aux établissements scolaires, aux autorités pour que la lecture ne meurt jamais. 


A lire: https://www.nordsud.info/primes-les-fonctionnaires-attendent-un-chronogramme-de-travail/?fbclid=IwY2xjawRl_XtleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETFwWkp4WGFYb1ZKb0FjQmMxc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHizSWHWqUFGRKtS--VoljG512tWc_ybZptVa_MSVYz8Io8OKa2W6yBsyxoUb_aem_iLXn_NCK14FZcB6t9Hxvtg

Jonathan Largaton

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